A voir à Diego
La rue Colbert
La rue Colbert est la grande rue du centre de Diego. Elle est incontournable. Le style colonial y est très présent. Le commerce y est actif. Il s’y vend de beaux tissus. C’est le rendez-vous des jeunes et des moins jeunes jusqu’à tard le soir.
A Diego, on mange beaucoup sur le trottoir, aux étals. Brochettes de zébu, manioc et bananes frits.
Le marché
Le marché Bazar Kely appelé aussi "le petit marché" est au centre ville. Il grouille de monde (surtout des femmes) et de poussière.
Des petites tomates, des bananes, des papayes, des patates douces, des brèdes, des poules vivantes dans des grands paniers, des canards, du charbon de bois... C'est grand !
Il y a aussi des poissons séchés, des escargots décortiqués, des bichiques. Et on n’a pas trouvé les chauves souris annoncées par Lova. Dans le quartier de la viande, quand on ne regarde pas devant soi, on peut mettre le pied dans une flaque noirâtre et nauséabonde.
Quand on y regarde avec attention on voit qu'il y a des zones pour les riches et d'autres pour les pauvres. Les femmes aisées ne portent pas de panier, elles ont leurs petites porteuses.
Le port
Le port de commerce a une activité mais pas encore au niveau souhaité. On voit peu de bateaux.
Le transport du fret est assuré par la MSC (Méditerranan shipping company) qui a en moyenne un bateau par semaine. Au fond de sa baie et sans infrastructure routière permettant le transport vers l’intérieur, le port a du mal à se développer.
Il y a une grande conserverie qui traite 35.000 tonnes de thons/an et emploie une centaine de personnes.
La Société d'Etudes de Construction et de Réparation Navales (SECREN) est spécialisée dans les travaux de carénage et de maintenance des bateaux. En juillet 2008 la société annonçait qu'une trentaine de bateaux dont treize grands bateaux puis des caboteurs et crevettiers y ont été réparés depuis le début de l'année.
La vue sur la baie
Plusieurs endroits présentent des vues différentes sur la baie :
- Le square à côté de l'hôtel de la marine. Rue Flacourt, au bout de la rue Colbert à gauche.
- Le belvédaire de la place Joffre au dessus du port.
- La route de l'université - la meilleure vue sur le pain de sucre.
A l’extrémité nord de Madagascar et à près de 800 km de Tana, à laquelle elle est reliée par une route récemment terminée, Diego est une ville du bout du monde. Son caractère militaire est assez marqué et son passé colonial perdure dans l’architecture des maisons du centre ville.
Depuis 2005 beaucoup de rues ont été refaîtes et la ville semble moins à l'abandon. Ce n'est probablement pas étranger à l'augmentation de la fréquentation touristique. Malheureusement le tourisme sexuel y est florissant et les jeunes filles en quête d'un vazaha qui les tirerait de la misère sont légion.
Malgré tout, on s’y sent bien. Les gens sont accueillants. Et pourtant, beaucoup vivent encore sur la terre, dans des maisons en tôle ; les femmes y ont accrochés aux fenêtres des rideaux brodés au point Richelieu. La tenue vestimentaire des gens ne trahit pas leur pauvreté.
Même les taxis jaune qui sillonnent la ville en permanence ont eu un coup de jeune ; pour la plupart ça s'est limité à la peinture.
Peu industrialisée, hormis les entreprises liées au port, Diego a un atout important pour son développement, c'est son enseignement supérieur avec une université et un institut supérieur de technologie (IST).