Montée à pied ; Traversée du village où habitent nos guides locaux (Jérôme et Jean-louis). Il y a des fagots de « papyrus » (tiges de section triangulaire), utilisés pour faire des nattes, des chapeaux et des vanneries. On grimpe dans la végétation . Eucalyptus et arbres divers. On voit les 2 cascades Homme et Femme (la Femme c'est celle de gauche). Pont sur une jolie rivière avec des caillous et des marmites; Après ça grimpe très raide. Il y a des escaliers à n'en plus finir jusqu'à la crête et ensuite c'est presque plat dans la bruyère et les myrtilles.
Arrivée au camp n°3 (camp de base) vers 4h½. Le ciel est dégagé, il fait de plus en plus froid. On est à 2 100 m au pied d'une grande falaise. Il y a beaucoup de monde au camp.
Le camp : 2 bâtiments en dur couverts de paille de riz pour faire la cuisine et normalement manger et des petites tentes. Ça s'active dur à la cuisine, les marmites (5) sont alignées et chauffent directement sur le feu de bois
Départ vers 9h en 4x4. On achète la viande et une poule. On passe chercher Thierry, Valérie et Léa (8 ans) à leur hôtel. On prend la piste à la sortie d'Ambalavao.
Au marché aux zébus Il reste encore quelques zébus dans les enclos. On voit plusieurs troupeaux emmenés paître avant que le camion ne les emporte.
La piste est défoncée. Le paysage de rizières, d'herbages un peu secs sur fond de montagnes est très beau. On traverse des cours d'eau sur des ponts en bois. Ça travaille beaucoup dans les rizières. Les femmes repiquent le riz, les hommes bêchent. On voit même des zébus qui piétinent la rizière. Culture : tabac (à chiquer), haricots, brèdes, manioc.
A mi-chemin sur la piste, on traverse un village important. Il y a une grande assemblée sur une place carrée. On juge un voleur de zébu. Le procès peut durer 10 à 12 jours. Tous les hommes de plus de 18 ans des communes du district peuvent participer aux débats et apporter leur témoignage. Un officier de justice «officiel» est présent. En général, le voleur doit rembourser avec 2 zébus voire plus. S'il y a eu meurtre, le prévenu est déféré au tribunal national.
Au bout de 2h½ on arrive au gîte de l'ANGAP. Déjeuner au soleil sur le coup de midi : salade de nouilles, ananas.
L'Andringitra est un massif montagneux granitique près d'Ambalavao qui culmine à 2658 m au pic Boby. Les sentiers ont été aménagés par l'ANGAP en 2000. Plusieurs camp permettent de dormir et manger. N'importe quel marcheur un peu entraîné peut monter au pic Boby. Des escaliers ont été aménagés dans les passages les plus difficiles.
On va en voiture par la piste jusqu'à Antanifotsy à 43 km d'Ambalavao (paysages superbes). On est à 1400 m d'altitude et on grimpe jusqu'au camp situé à 2100 m. Si on a pris la rando de deux jours et qu'on veut voir les paysages lunaires qui en valent la peine il faut absolument y passer en montant au camp et non le lendemain parce que c'est trop long. Au camp il y a des petites tentes, il faut prévoir un bon duvet (obligatoire, il fait froid la nuit à cette altitude) et un tapis de sol (sinon on met la couverture dessous). Les guides sont aussi cuisiniers et c'est bon. Le matin on monte au pic de bonne heure, il y a un peu plus de 550 m à monter pas difficiles. A midi on mange au camp. Après soit on redescend à Antanifotsy soit on continue vers un autre camp.
JB Trekking à Ambalavao organise des randos dans l'Andringitra. [voir page Ambalavao]